Environnement
Eaux souterraines

Étude sur la protection et l'intégration de l'eau souterraine en aménagement du territoire

 

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Découvrez les faits saillants de l'étude grâce au menu ci-dessous :

  • Notions de base sur les eaux souterraines

    Pour mieux comprendre les résultats de l’étude, voici quelques concepts clés.

    Vous voulez en savoir plus ? Consultez le site du Réseau Québécois sur les Eaux Souterraines, qui propose une information accessible et vulgarisée sur les notions de base en hydrogéologie :

    En savoir plus

    Aquifère et nappe phréatique : quelle différence ?

    Ces deux notions sont souvent utilisées ensemble, mais elles ne désignent pas la même chose.

    • L’aquifère correspond au milieu géologique qui contient l’eau (le contenant)
    • La nappe phréatique correspond à l’eau qui circule à l’intérieur de cet aquifère (le contenu)

    Un aquifère est donc une formation du sol ou du roc qui permet à l’eau de circuler et d’être captée, par exemple par un puits.

    Les types d’aquifères

    Il existe deux grands types d’aquifères :

    Le roc fracturé

    L’eau circule dans les fissures du roc.

    Les dépôts meubles (aquifère granulaire)

    L’eau circule entre les grains de sable, de gravier ou d’autres sédiments.

    À Sainte-Anne-des-Lacs, l’eau souterraine provient principalement du roc fracturé.

    Les dépôts meubles : de quoi s’agit-il ?

    Le sol qui recouvre le roc est composé de ce qu’on appelle des dépôts meubles.

    Dans la région, il s’agit surtout de till glaciaire.

    Concrètement :

    • Ces dépôts proviennent de matériaux laissés en place et compactés lors du retrait des glaciers, il y a environ 12 000 ans (fin de la dernière ère glaciaire)
    • Ils sont composés d’un mélange de particules de toutes tailles (sable, silt, pierres, etc.)

    Ces dépôts sont généralement peu perméables, ce qui signifie que l’eau y circule difficilement.

    Pourquoi est-ce important ?

    Comme les dépôts meubles laissent peu passer l’eau et sont habituellement peu épais sur le territoire, celle-ci est surtout captée plus en profondeur, dans le roc fracturé.

    C’est pourquoi la majorité des puits à Sainte-Anne-des-Lacs s’approvisionnent dans cet aquifère.

  • Mandat de l’étude

    Le mandat de l’étude est réparti en deux volets :

    • Réviser la réglementation en vigueur, consulter les informations et bases de données publiques disponibles, ainsi que les rapports et documents détenus par la Municipalité
    • Compiler, synthétiser et interpréter les données disponibles afin de brosser un portrait général du contexte hydrogéologique du territoire de Sainte-Anne-des-Lacs
      Il s’agit de la première étude sur les eaux souterraines réalisée sur le territoire.

    Elle a été réalisée à partir de données ouvertes accessibles sur les puits de la Municipalité. Aucune campagne de forage ni acquisition de données terrain (caractérisation) n’a été réalisée.

    L’étude permet en ce sens d’établir un premier portrait partiel et général de la situation. En ce sens, l’étude ne peut et ne doit pas être utilisée pour évaluer la situation précise sur un terrain donné.

  • Portrait général des eaux souterraines à Sainte-Anne-des-Lacs

    Voici les principaux éléments à retenir du portrait hydrogéologique du territoire. Une eau potable puisée en majorité de puits privés.

    L’eau potable provient principalement de puits privés.

    À Sainte-Anne-des-Lacs, il n’y a pas de réseau d’aqueduc.

    Conséquence :

    La Municipalité ne dispose pas de données précises sur les quantités d’eau prélevées à l’échelle du territoire.

    L’aquifère rocheux : source d’approvisionnement majeure

    La majorité des puits s’approvisionnent dans un aquifère de roc fracturé.

    Ce qu’il faut retenir :

    • Les débits de pompage sont influencés par la géométrie, la densité et l’interconnectivité des fractures.

    • Les fractures forment un réseau hétérogène complexe.

    • Les fractures du socle constituent à la fois l’aquifère et le réseau de distribution de l’eau souterraine vers les dépôts meubles situés aux plus basses altitudes, alimentant les lacs et rivières.

    Peu de puits à fort débit sur le territoire

    L’analyse des données disponibles montre qu’il y a peu de puits à fort débit.

    Tendance et constats

    • Seulement 47 % des puits répertoriés ont un débit enregistré.
    • Les puits à débit plus élevé se situent près des lacs.
    • Les puits à débit plus faible se situent en altitude et plus loin des plans d’eau.

    Un premier bilan hydrique estimé

    Dans sa forme simplifiée, un bilan hydrique correspond à la relation entre le prélèvement annuel en eau souterraine et la recharge de l’aquifère.

    Ces résultats doivent être interprétés avec prudence et devront être confirmés par des études complémentaires.

    Résultat :

    Selon les scénarios analysés, les prélèvements annuels pourraient représenter entre 7 % et 13 % de la recharge de l’aquifère.

    Ce que ça signifie :

    Dans un contexte d’aquifère rocheux et de changements climatiques, cela pourrait entraîner des baisses de niveau d’eau dans les secteurs plus développés, notamment en période d’étiage.

    Une première représentation spatiale de la capacité de captage des eaux souterraines : 

    Une cartographie du potentiel de captage a été produite à partir des données disponibles.

    Méthodologie :

    • Les débits ont été convertis en gallons US par minute (GUSPM) afin d’uniformiser les unités.

    • Une interpolation spatiale de type IDW (Inverse Distance Weighting) a été réalisée à partir des puits, en excluant ceux présentant un débit nul.

    • Les résultats ont été segmentés en trois classes de capacité afin de produire les zones de captage présentées à la carte 7 de l’étude.

    Limitations :

    • Les résultats reposent sur des données ponctuelles (puits privés), partielles (environ 50 % sans données de débit) et sur une modélisation.

    • Ces données ne représentent pas nécessairement les conditions réelles sur le terrain.

    À retenir :

    • Peu de zones présentent un fort potentiel de captage.
    • La majorité du territoire se situe en zone de captage faible à modérée.

    Une base de données pour mieux comprendre la ressource 

    L’étude a permis de créer une base de données géomatique regroupant l’information disponible.

     

  • Recommandations

    Les recommandations visent principalement à proposer des actions complémentaires et à établir les bases de stratégies de protection de la ressource en eau, dans un contexte de développement et d’aménagement du territoire.

    Elles portent notamment sur :

    • L’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines ;

    • La recherche de partenaires ;

    • Les approches réglementaires possibles ;

    • L’information et la sensibilisation.

Le saviez-vous ?

Il existe une subvention associée à l'achat de barils de récupération d'eau de pluie. Consultez la page Web Subventions et rabais de la section Environnement.

  • Votre puits

    Les puits tubulaires, communément appelés puits artésiens, sont les plus répandus sur le territoire de Sainte-Anne-des-Lacs. Ils sont installés par forage dans le roc, et ils fournissent généralement une eau de bonne qualité en quantité suffisante. Les puits de surface sont installés par excavation. Ils sont fragiles à la contamination en raison de leur faible profondeur et de leur faible étanchéité.

    Source : Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs

    Le règlement provincial sur le prélèvement des eaux et leur protection édicte les normes relatives aux puits. Un permis municipal est requis pour tout forage, approfondissement d’un puits existant, scellement d’un puits et hydrofracturation, une opération consistant à créer des fissures dans la roche souterraine par l’injection de fluide à haute pression.

  • Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines

    L’eau souterraine est la source d’approvisionnement en eau potable la plus utilisée au Québec. À Sainte-Anne-des-Lacs, la majorité des résidences s’approvisionnent en eau potable à partir de puits privés, forés dans le substrat rocheux. Cela dit, quelques propriétés s’approvisionnent à partir de l’eau de surface des lacs. Évidemment, l’eau souterraine revêt une importance capitale, et il faut en tenir compte quand il est question de développement territorial.

    Dès 2008, le gouvernement provincial a mis sur pieds et financé des programmes visant à l’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines dans l’ensemble des régions du Québec.

    Le Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES) des Laurentides et des Moulins s’est déroulé de 2018 à 2022. Le projet a été piloté par l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en partenariat avec le Réseau québécois sur les eaux souterraines (RQES) et quatre organismes de bassins versants (OBV), dont celui de la rivière du Nord. Ce dernier s’appelle Abrinord.

    Vous voulez en savoir plus sur le sujet ?

    Une foule d’informations est disponible sur la page du PACES Laurentides – Les Moulins. Vous y trouverez, entre autres, des explications claires sur la dynamique des nappes d’eau souterraine ainsi qu’une cartographie des résultats obtenus. Les informations sont accessibles et compréhensibles. N’hésitez plus : transformez-vous en expert des eaux souterraines !

  • Qualité de l’eau

    Bien que l’eau d’un puits artésien est généralement de bonne qualité, il est quand même recommandé de la faire échantillonner au moins une fois par année, tout particulièrement au printemps. Il s’agit du moment où la recharge de la nappe phréatique est la plus importante. Selon l’article 3 du Règlement sur la qualité de l’eau potable, le propriétaire est tenu légalement de fournir une eau potable à lui‑même, à sa famille ainsi qu’à ses visiteurs. Un événement de contamination peut apparaître de façon sporadique, et seule l’analyse de l’eau peut le révéler.

    La désinfection d’un puits, nouvellement aménagé ou non, s’effectue principalement en ajoutant une quantité prédéterminée d’eau de Javel à l’eau du puits. Plusieurs autres étapes précèdent et suivent néanmoins ce traitement. Pour accéder à la procédure de désinfection, cliquez sur le lien ci-contre :

    • Lien vers eau potable MELLC désinfection » (à venir)
    • Lien vers « propriétaire de puits web » (à venir)

     

  • Économie d’eau

    Les Québécois sont les deuxièmes plus grands gaspilleurs d’eau au monde !

    L’eau souterraine est normalement une ressource renouvelable, mais les pressions démographiques et les changements globaux peuvent contribuer à l’épuisement plus ou moins temporaire des réserves d’eau présentes dans le sol et les interstices du socle rocheux.

    Dans le contexte actuel, un principe de précaution doit s’appliquer afin d’assurer la pérennité de l’approvisionnement en eau potable des puits privés des Annelacois.

    Ainsi, des mesures d’économie d’eau devraient faire partie de votre quotidien et de votre mode de vie.

    DES COMPORTEMENTS À ADOPTER

    • Ne pas remplir les piscines ni les spas en utilisant l’eau provenant de votre puits privé.
    • Remplacer vos vieilles toilettes et robinetteries par de nouveaux dispositifs qui consomment moins d’eau (votre installation septique profitera, elle aussi, de ce changement).
    • Acquérir une laveuse plus récente à faible débit d’eau.
    • Éviter d’utiliser inutilement l’eau durant les périodes de sécheresse (ex. : ne pas arroser les pelouses ni les plates-bandes; ne pas laver les voitures, les espaces de stationnement en asphalte, les revêtements de maison, le chien, etc.).
    • Installer un baril récupérateur d’eau de pluie dans votre cour (connectez-le à vos gouttières) et utiliser l’eau recueillie pour arroser la pelouse, les fleurs, etc.