Visionner la vidéo réalisée par la Municipalité
Découvrez les faits saillants de l'étude grâce au menu ci-dessous :
Vous voulez en savoir plus ? Consultez le site du Réseau Québécois sur les Eaux Souterraines, qui propose une information accessible et vulgarisée sur les notions de base en hydrogéologie :
Ces deux notions sont souvent utilisées ensemble, mais elles ne désignent pas la même chose.
Un aquifère est donc une formation du sol ou du roc qui permet à l’eau de circuler et d’être captée, par exemple par un puits.
Il existe deux grands types d’aquifères :
L’eau circule dans les fissures du roc.
L’eau circule entre les grains de sable, de gravier ou d’autres sédiments.
À Sainte-Anne-des-Lacs, l’eau souterraine provient principalement du roc fracturé.
Le sol qui recouvre le roc est composé de ce qu’on appelle des dépôts meubles.
Dans la région, il s’agit surtout de till glaciaire.
Ces dépôts sont généralement peu perméables, ce qui signifie que l’eau y circule difficilement.
Comme les dépôts meubles laissent peu passer l’eau et sont habituellement peu épais sur le territoire, celle-ci est surtout captée plus en profondeur, dans le roc fracturé.
C’est pourquoi la majorité des puits à Sainte-Anne-des-Lacs s’approvisionnent dans cet aquifère.


Elle a été réalisée à partir de données ouvertes accessibles sur les puits de la Municipalité. Aucune campagne de forage ni acquisition de données terrain (caractérisation) n’a été réalisée.
L’étude permet en ce sens d’établir un premier portrait partiel et général de la situation. En ce sens, l’étude ne peut et ne doit pas être utilisée pour évaluer la situation précise sur un terrain donné.
Voici les principaux éléments à retenir du portrait hydrogéologique du territoire. Une eau potable puisée en majorité de puits privés.
À Sainte-Anne-des-Lacs, il n’y a pas de réseau d’aqueduc.
Conséquence :
La Municipalité ne dispose pas de données précises sur les quantités d’eau prélevées à l’échelle du territoire.
La majorité des puits s’approvisionnent dans un aquifère de roc fracturé.
Ce qu’il faut retenir :
Les débits de pompage sont influencés par la géométrie, la densité et l’interconnectivité des fractures.
Les fractures forment un réseau hétérogène complexe.
Les fractures du socle constituent à la fois l’aquifère et le réseau de distribution de l’eau souterraine vers les dépôts meubles situés aux plus basses altitudes, alimentant les lacs et rivières.
L’analyse des données disponibles montre qu’il y a peu de puits à fort débit.
Dans sa forme simplifiée, un bilan hydrique correspond à la relation entre le prélèvement annuel en eau souterraine et la recharge de l’aquifère.
Ces résultats doivent être interprétés avec prudence et devront être confirmés par des études complémentaires.
Résultat :
Selon les scénarios analysés, les prélèvements annuels pourraient représenter entre 7 % et 13 % de la recharge de l’aquifère.
Ce que ça signifie :
Dans un contexte d’aquifère rocheux et de changements climatiques, cela pourrait entraîner des baisses de niveau d’eau dans les secteurs plus développés, notamment en période d’étiage.
Une cartographie du potentiel de captage a été produite à partir des données disponibles.
Méthodologie :
Les débits ont été convertis en gallons US par minute (GUSPM) afin d’uniformiser les unités.
Une interpolation spatiale de type IDW (Inverse Distance Weighting) a été réalisée à partir des puits, en excluant ceux présentant un débit nul.
Les résultats ont été segmentés en trois classes de capacité afin de produire les zones de captage présentées à la carte 7 de l’étude.
Limitations :
Les résultats reposent sur des données ponctuelles (puits privés), partielles (environ 50 % sans données de débit) et sur une modélisation.
Ces données ne représentent pas nécessairement les conditions réelles sur le terrain.
À retenir :
L’étude a permis de créer une base de données géomatique regroupant l’information disponible.
Les recommandations visent principalement à proposer des actions complémentaires et à établir les bases de stratégies de protection de la ressource en eau, dans un contexte de développement et d’aménagement du territoire.
Elles portent notamment sur :
L’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines ;
La recherche de partenaires ;
Les approches réglementaires possibles ;
L’information et la sensibilisation.
Il existe une subvention associée à l'achat de barils de récupération d'eau de pluie. Consultez la page Web Subventions et rabais de la section Environnement.
Les puits tubulaires, communément appelés puits artésiens, sont les plus répandus sur le territoire de Sainte-Anne-des-Lacs. Ils sont installés par forage dans le roc, et ils fournissent généralement une eau de bonne qualité en quantité suffisante. Les puits de surface sont installés par excavation. Ils sont fragiles à la contamination en raison de leur faible profondeur et de leur faible étanchéité.

Source : Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Le règlement provincial sur le prélèvement des eaux et leur protection édicte les normes relatives aux puits. Un permis municipal est requis pour tout forage, approfondissement d’un puits existant, scellement d’un puits et hydrofracturation, une opération consistant à créer des fissures dans la roche souterraine par l’injection de fluide à haute pression.
L’eau souterraine est la source d’approvisionnement en eau potable la plus utilisée au Québec. À Sainte-Anne-des-Lacs, la majorité des résidences s’approvisionnent en eau potable à partir de puits privés, forés dans le substrat rocheux. Cela dit, quelques propriétés s’approvisionnent à partir de l’eau de surface des lacs. Évidemment, l’eau souterraine revêt une importance capitale, et il faut en tenir compte quand il est question de développement territorial.
Dès 2008, le gouvernement provincial a mis sur pieds et financé des programmes visant à l’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines dans l’ensemble des régions du Québec.
Le Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES) des Laurentides et des Moulins s’est déroulé de 2018 à 2022. Le projet a été piloté par l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en partenariat avec le Réseau québécois sur les eaux souterraines (RQES) et quatre organismes de bassins versants (OBV), dont celui de la rivière du Nord. Ce dernier s’appelle Abrinord.
Vous voulez en savoir plus sur le sujet ?
Une foule d’informations est disponible sur la page du PACES Laurentides – Les Moulins. Vous y trouverez, entre autres, des explications claires sur la dynamique des nappes d’eau souterraine ainsi qu’une cartographie des résultats obtenus. Les informations sont accessibles et compréhensibles. N’hésitez plus : transformez-vous en expert des eaux souterraines !
Bien que l’eau d’un puits artésien est généralement de bonne qualité, il est quand même recommandé de la faire échantillonner au moins une fois par année, tout particulièrement au printemps. Il s’agit du moment où la recharge de la nappe phréatique est la plus importante. Selon l’article 3 du Règlement sur la qualité de l’eau potable, le propriétaire est tenu légalement de fournir une eau potable à lui‑même, à sa famille ainsi qu’à ses visiteurs. Un événement de contamination peut apparaître de façon sporadique, et seule l’analyse de l’eau peut le révéler.
La désinfection d’un puits, nouvellement aménagé ou non, s’effectue principalement en ajoutant une quantité prédéterminée d’eau de Javel à l’eau du puits. Plusieurs autres étapes précèdent et suivent néanmoins ce traitement. Pour accéder à la procédure de désinfection, cliquez sur le lien ci-contre :
Les Québécois sont les deuxièmes plus grands gaspilleurs d’eau au monde !
L’eau souterraine est normalement une ressource renouvelable, mais les pressions démographiques et les changements globaux peuvent contribuer à l’épuisement plus ou moins temporaire des réserves d’eau présentes dans le sol et les interstices du socle rocheux.
Dans le contexte actuel, un principe de précaution doit s’appliquer afin d’assurer la pérennité de l’approvisionnement en eau potable des puits privés des Annelacois.
Ainsi, des mesures d’économie d’eau devraient faire partie de votre quotidien et de votre mode de vie.
DES COMPORTEMENTS À ADOPTER